Notre histoire
Derrière chaque skatepark Lactell, il y a trente ans de spécialisation continue : comprendre ce que les pratiquants attendent d’une structure, et répondre avec des équipements adaptés. Ce n’est pas une trajectoire rectiligne. C’est une série de choix techniques, de rencontres décisives et d’ajustements concrets qui ont forgé une expertise que peu d’entreprises européennes peuvent revendiquer dans ce domaine.
1985 — Le point de départ
Lactell SARL voit le jour à La Chaux-de-Fonds, dans le canton de Neuchâtel. La ville, connue pour son industrie horlogère et son sens de la précision, donne le ton. Dès l’origine, Lactell s’oriente vers les équipements collectifs et sportifs, avec une conviction : les structures destinées au public méritent le même soin d’exécution que n’importe quel ouvrage technique.
En 1992, Lactell devient distributeur officiel de HAGS, groupe suédois spécialisé dans les équipements sportifs et de loisirs. Ce partenariat élargit la palette de compétences de l’entreprise et consolide ses relations avec les maîtres d’ouvrage suisses — communes, associations sportives, collectivités.
1996 — Monruz : le premier skatepark
C’est l’année charnière. Lactell pose les fondations de ce qui deviendra son activité principale en livrant son premier skatepark à Monruz, en bordure du lac de Neuchâtel. La structure repose sur une ossature métallique habillée d’un revêtement en fibre de verre armée — un matériau choisi pour sa résistance aux chocs et sa régularité de surface, deux qualités non négociables pour la pratique du skateboard.
Ce premier chantier est formateur à plus d’un titre. Il confronte Lactell aux réalités du terrain : la nécessité d’une géométrie sans faille, les exigences des riders, la question de la durabilité dans un environnement soumis aux intempéries. Monruz n’est pas seulement un premier contrat — c’est un laboratoire grandeur nature.
1997 — Première démonstration d’amovibilité
Un an après son installation, le skatepark de Monruz est déplacé aux Jeunes-Rives, toujours à Neuchâtel. Ce déménagement, souvent anecdotique dans d’autres secteurs, est ici une preuve de concept. Une structure sportive de cette envergure peut être démontée, transportée et remontée sans perdre ni sa géométrie ni ses qualités de pratique.
L’amovibilité, qui deviendra l’une des caractéristiques distinctives des modules Lactell, répond d’abord à un besoin réel, documenté par l’expérience.
En 2000, le skatepark effectue un nouveau déplacement provisoire à la STEP, dans le cadre des préparatifs liés à l’Exposition nationale Expo.02. Trois déplacements, une même structure : la démonstration est faite.
2006 — L’évolution des revêtements
Lactell introduit les panneaux HPL (High Pressure Laminate) sur ses structures. Ce matériau composite, fabriqué sous haute pression, offre une surface de glisse homogène, une résistance accrue à l’humidité et un entretien simplifié. Pour les gestionnaires d’équipements publics, c’est un argument concret : moins d’interventions, une durée de vie allongée, des coûts d’exploitation réduits.
2012 — Le voyage en Missouri
En 2012, Blaise Parel traverse l’Atlantique pour rencontrer les équipes d’American Ramp Company, alors considérée comme le leader mondial de la construction de skateparks. Ce voyage à Kansas City, Missouri, n’est pas une visite de courtoisie. C’est une immersion dans les pratiques d’un marché qui a une longueur d’avance — volume de chantiers, diversité des configurations, industrialisation des process.
Les échanges nourrissent une réflexion de fond sur l’évolution de l’offre Lactell. La question centrale : comment combiner la flexibilité d’une structure modulaire avec la solidité et la lisibilité de jeu propres au béton ?
2014 — Le tournant béton modulaire
La réponse arrive en 2014 avec l’adoption définitive de la technologie béton modulaire combinable. Pensés pour s’assembler entre eux, les modules béton proposés par Lactell permettent de composer des configurations variées à partir d’éléments standardisés. L’approche change la donne pour les collectivités : on peut commencer par une installation modeste et l’étendre progressivement, sans démolir ni reprendre les fondations.
La présentation au Bulle Contest, en Suisse, marque l’entrée officielle de cette gamme sur le marché. Sur cette gamme béton, les configurations sont aujourd’hui conçues et vérifiées selon la norme EN 14974, le référentiel européen des équipements pour sports à roulettes. L’accueil est positif. Les riders apprécient la qualité de surface ; les élus, la modularité budgétaire.
Vers cette même période, Lactell ouvre son développement commercial vers la France — un marché plus vaste, avec une culture skate bien implantée et des investissements publics croissants dans les équipements sportifs urbains.
2026 — Trente ans de spécialisation
Trente ans après le premier skatepark de Monruz, Lactell marque en 2026 trois décennies consacrées aux structures pour sports à roulettes. Trente ans, c’est plus qu’une durée : c’est un parcours qui a traversé les évolutions du matériel, les attentes changeantes des pratiquants, les normes de sécurité, les budgets serrés des collectivités. Ce que Lactell a appris sur ces trois décennies — géométrie des modules, comportement des matériaux, logistique de chantier, dialogue avec les maîtres d’ouvrage — ne s’invente pas.
À cette occasion, l’activité skatepark adopte une identité propre avec le lancement de modules-skatepark.com, plateforme dédiée qui centralise l’information technique, les références de chantiers et les outils d’accompagnement pour les porteurs de projet. Une façon de rendre visible et accessible trois décennies d’expertise.